La châtaigneraie et son environnement
Dès le Ve siècle avant J.-C., les premières traces de culture et de greffe du châtaignier apparaissent en Arménie.
Au XVIe siècle, sa culture s’impose dans les vallées enclavées et peu accessibles du Haut Pays niçois et devient un pilier de la subsistance hivernale jusqu’à la construction de la première route en 1887. La châtaigne reste un aliment de base utilisé jusque dans les années 1950, Michel, 84 ans, se souvient :
« Quand je partais à l’école, ma mère me glissait dans les poches quelques châtaignes chaudes que je mangeais à la récréation. »
Dans les années 1960, l’exode rural s’accélère et les châtaigneraies sont peu à peu abandonnées.
À la fin des années 1990, des castanéiculteurs d’Isola prennent conscience de la nécessité de préserver ce patrimoine menacé et en 2004, ils créent l’Association Foncière Agricole (AFA), dont l’objectif est la réhabilitation des châtaigneraies.
En 2024, l’association rassemble plus de 200 adhérents et gère 70 hectares de châtaigneraies restaurées en Tinée et en Vésubie. Un atelier de transformation voit le jour, produisant plus de 20 000 pots de crème de marron par an.
Ce travail de longue haleine conduit aujourd’hui à une nouvelle étape : la création d’un Conservatoire-Jardin. Il regroupe 30 variété de châtaigniers du « marron d’Isola » au « Marron de Naples ».