Plantago lanceolata

Plantago lanceolata

Plantain lancéolé

Plantago lanceolata

Crédit photo : E. Clary

Nom Latin : Plantago lanceolata L.

Noms communs : Plantain lancéolé, Petit plantain, Herbe à 5 côtes, Herbe aux cinq coutures

Famille : Plantaginaceae

Description Botanique

Plante herbacée vivace mesurant 10 à 60 cm. Feuilles vertes couvertes de poils, formant des rosettes. Hampe florale de 60 cm de haut, surmontée d’un épi cylindrique de minuscules fleurs vertes, apparaissant d’avril à octobre.

Habitat et répartition

Pâturages, pelouses et champs, jusqu’à 2000 mètres. Originaire d’Europe, d’Afrique du Nord, d’Asie tempérée et tropicale, puis introduit partout ailleurs.

Étymologie

Plantago provenant du latin « Planta », signifiant la plante par excellence. Lanceolata signifiant « feuilles en forme de lance ».

Histoire et usages

Le plantain est utilisé en alimentaire et en médecine traditionnelle depuis le début de l’humanité.

Les feuilles se consomment crues ou cuites. Les graines épaississent les sauces et les soupes.

La feuille est utilisée pour cicatriser les plaies, pour assécher les peaux grasses, et pour traiter la toux, les piqûres d’ortie, l’eczéma, l’urticaire, les allergies, les crises d’asthme et les maladies oculaires.

Les feuilles et tiges florales sont mentionnées à la Pharmacopée Européenne.

Anecdotes

Si l’on déchire perpendiculairement une feuille de plantain, l’intérieur des cinq nervures continue de relier chacun des morceaux, comme des fils, d’où ses noms « Herbe aux cinq coutures ».

    Crédit photo : E. Clary

    Melissa officinalis

    Melissa officinalis

    Mélisse officinale

    Melissa officinalis

    Crédit photo : JL Polidori

    Nom Latin : Melissa officinalis L.

    Noms communs : Mélisse officinale, Baume, Citronnelle, Herbe au citron, Mélisse citronnelle, Thé de France

    Famille : Lamiaceae

    Description Botanique

    Plante herbacée vivace aux tiges carrées mesurant 50 à 70 cm. Feuilles gaufrées, ovales. Fleurs blanches apparaissant de juin à septembre. Plante mellifère produisant un nectar aimé des abeilles.

    Habitat et répartition

    Haies, buissons, bois. Originaire d’Europe méridionale et du Proche-Orient.

    Étymologie

    Melissa, provenant du grec μελισσόφυλλον, « melissophyllon », signifie « herbe d’abeille », et fait aussi référence à une princesse de la mythologie transformée en abeille après avoir récolté du miel. Officinalis provenant du latin « officina » fait référence à ses propriétés médicinales.

    Histoire et usages

    Elle est cultivée pour ses vertus aromatiques et médicinales, comme plante mellifère, et pour son huile essentielle.

    Usage alimentaire : feuilles, à odeur citronnée, utilisées pour parfumer salades, soupes, sauces, légumes ou thés.

    Usage médicinal : feuilles pour traiter nervosité, insomnie, fièvre, rhumes, troubles gastro-intestinaux, maux de tête et de dents. En usage externe, pour traiter herpès, plaies et piqûres d’insectes.

    Anecdotes

    Dès l’Antiquité, Hippocrate, Dioscoride et Avicenne la recommandaient pour ses propriétés médicinales calmantes, antispasmodiques, digestives et toniques.

    En Europe, elle est utilisée au Moyen-Âge, et à la Renaissance elle entre dans les « Jardins des simples » et compose des liqueurs créées dans les monastères (Bénédictine ou Chartreuse).

      Crédit photo : JL Polidori

      Malva neglecta

      Malva neglecta

      Petite mauve

      Malva neglecta

      Crédit photo : E. Clary

      Nom Latin : Malva neglecta Wallr.

      Noms communs : Petite mauve, Mauve commune, Mauve négligée, Mauve à feuilles rondes, Mauve des chemins

      Famille : Malvaceae

      Description Botanique

      Plante herbacée annuelle ou vivace mesurant 10 à 50 cm, portant des tiges dressées munies de 2 lignes saillantes. Feuilles presque rondes découpées en cinq à sept lobes. Fleurs aux pétales blanc rosé, presque blancs apparaissant de mai à septembre.

      Habitat et répartition

      Prairies sèches et lieux rocailleux, jusqu’à 1900 m, originaire d’Europe méridionale et d’Asie.

      Étymologie

      Malva vient du grec « malakhe », signifiant « mou » ou « amollir », faisant allusion au limbe mou ou en référence à ses qualités émollientes (qui amollit).

      Neglecta signifiant « négligée » donc commune.

      Histoire et usages

      La racine est un émollient employé dans les inflammations des voies respiratoires, urinaires, de l’estomac, de la peau et des yeux.

      Anecdotes

      La petite mauve appartient à la famille des Malvaceae, famille très abondante dans les régions tropicales d’Amérique du Sud, mais aussi dans les régions tempérées, notamment autour de la Méditerranée.

      On y retrouve des espèces très utilisées pour :

      • l’alimentation : cacaoyer (Theobroma cacao), gombo (Hibiscus esculentus),
      • l’ornementation : rose de Chine (Hibiscus rosa-sinensis), rose trémière (Althaea rosea),
      • se soigner : guimauve officinale (Althaea officinalis),
      • d’autres usages : coton (Gossypium), Baobabs (Adansonia).

      Crédit photo : JL Polidori

      Hypericum perforatum

      Hypericum perforatum

      Millepertuis perforé

      Hypericum perforatum

      Crédit photo : JL Polidori

      Nom Latin : Hypericum perforatum L.

      Noms communs : Millepertuis perforé, Herbe à mille trous, Millepertuis commun, Herbe de la Saint-Jean, Herbe percée

      Famille : Hypericaceae

      Description Botanique

      Plante herbacée vivace mesurant 20 à 80 cm, portant des tiges dressées munies de 2 lignes saillantes. Feuilles ovales comportant de nombreuses glandes translucides, et bordées de points noirs. Fleurs à 5 pétales jaunes dentés sur un seul côté, apparaissant de juin à septembre.

      Habitat et répartition

      Prairies, lisières et clairières, jusqu’à 2000 m. Originaire d’Europe, d’Asie occidentale, d’Afrique septentrionale.

      Étymologie

      Hypericum venant du grec « hupo » signifiant « presque », et « ériké » signifiant « bruyère », en référence à certaines espèces évoquant des bruyères. Perforatum signifiant « percé » en latin, en référence aux glandes transparentes des feuilles.

      Histoire et usages

      La plante fraîche était utilisée en cataplasme sur les plaies et les piqures de guêpe. Les fleurs étaient macérées dans l’huile d’olive au soleil, puis utilisée contre les coups de soleil ou les brûlures.
      Elle possède une activité antidépressive avec des restrictions particulières.
      Les sommités fleuries sont décrites à la Pharmacopée Européenne.

      Anecdotes

      Le nom commun Millepertuis vient du vieux français et signifie mille trous, en référence à ses feuilles perforées.
      Le nom commun Herbe de la Saint-Jean vient de la date du pic de sa période de floraison, autour du 24 juin, jours de la Saint-Jean.

      Crédit photo : JL Polidori

      Anthyllis vulneraria

      Anthyllis vulneraria

      Anthyllide vulnéraire

      Anthyllis vulneraria

      Crédit photo : C. Ezanno

      Nom Latin : Anthyllis vulneraria L.

      Noms communs : Anthyllide vulnéraire, Thé des Alpes, Trèfle des sables

      Famille : Fabaceae

      Description Botanique

      Plante herbacée mesurant 20 à 60 cm. Feuilles couvertes d’un duvet, formant des rosettes. Inflorescences jaunes en capitules, à calice laineux, apparaissant de mai à septembre.

      Habitat et répartition

      Prairies calcaires et sèches, jusqu’à 3000 m. Originaire des régions montagneuses d’Europe, d’Afrique du Nord, d’Amérique du Nord et d’Asie du Sud-Ouest.

      Étymologie

      Anthyllis provenant du Grec « Anthos », signifie « Fleur », et « ioulos » signfie « duvet ».

      Vulneraria provenant du latin « vulnus, vulneris » signifie « blessures » et se réfère à ses propriétés vulnéraires, c’est-à-dire « qui soigne les blessures ».

      Histoire et usages

      L’anthyllide vulnéraire était autrefois utilisée comme antiseptique, pour cicatriser les plaies, les coupures, les contusions, au même titre que l’arnica. Aujourd’hui, elle est utilisée en remplacement du thé en montagne.

      Elle possède également les propriétés astringente, anti-inflammatoire et vulnéraire (soigne les blessures).

      Anecdotes

      Cette plante est « héliophile » : qui « aime le soleil » et a besoin de lumière pour se développer.

      C’est aussi une « plante pionnière » : une des premières espèces capables de coloniser un site perturbé ou instable, pauvre en matière organique et aux conditions difficiles. Elle facilite ensuite la croissance des espèces végétales successives.

      Anthyllis vulneraria E. Clary, Conservatoire-Jardin de la châtaigneraie d'Isola

      Crédit photo : E. Clary